Totalement contre les nouveaux aménagements proposés qui ne respectent ni l'origine du lieu, ni sa vocation et encore moins la nature. C'est un sentier de bord de mer qui n'a ni vocation à devenir une piste de danse, ni une forêt endémique, ni une discothèque à ciel ouvert et encore moins Los Angeles. L'ensemble est de plus insuffisant : on ne va pas au bout des choses, les idées sont exotiques pour ne pas dire folkloriques, égrenées les une après les autres sans cohérence comme si il fallait faire pour faire. Bref, il y a mieux à aménager que ce sentier qui a juste besoin d'être sécurisé au moyen d'un investissement très simple : de la lumière !
Registre Numérique pour la concertation préalable Sentier Littoral Nord

12 messages.
Srepen: Accueil très favorable de cette concertation en amont qui permet de prendre en compte l'avis des usagers
. Avis globalement favorable au projet, avec les réserves et les recommandations suivantes :
- réduire le trafic routier de la RN2 (pollution de l’air, particules, bruit → impact santé) ;
- compléter la végétalisation avec des espèces endémiques adaptées au littoral venté ;
- prévoir des sanitaires en bon état d'usage
- séparer clairement les flux piétons et cyclistes pour limiter les conflits d’usage ;
- limiter les constructions sur les zones exposées aux embruns marins ;
- prévoir un balisage kilométrique pour intégrer ce tronçon au sentier littoral de La Réunion.
- prévoir des médiateurs pour limiter les incivilités sur cet espèce de loisir;
- Bien intégrer les risques climatiques en particulier les érosions côtières et l'élévation du niveau de la mer dans le cadre de ces aménagements;
Je suis ravi de voir que l’on va enfin s’occuper de ce sentier littoral qui a un très grand potentiel. Toutefois il restera inutilisable si rien n’est fait pour donner un coup d’arrêt aux déchets canins qui rendent les espaces herbeux, pourtant nombreux, complètement inutilisables pour les humains, alors qu’on aimerait se pouvoir se poser partout sur les pelouses. Il faut donc à minima mettre en place des pannneaux et poubelles et contrôler la bonne application du ramassage des crottes. Pour aller plus loin, on peut imaginer des zones interdites aux chiens, ce qui semble malheureusement la seule solution pour en garantir à peu près la propreté (comme à la Trinité ou au jardin de l’Etat) et créer en compensation des parcs de rencontres canines - mais toujours en imposant le ramassage des crottes. Enfin, le sentier littoral sera plus agréable si on améliore dans le même temps l’assainissement et les sorties de ravine (odeurs et eau polluée).
A. Les nuisances pas citées et à gérer.
1) Fréquentation croissante par les SDF.
2) Nettoyage, gestion des déchets …. ?
B. Remarques diverses.
1) Eclairage.
Le littoral est un espace naturel : l’éclairage y a de nombreux impacts négatifs tant sur les espèces marines que terrestres.
En dehors des zones très proches du centre-ville telles que le linéaire Barachois/Gares, faut-il favoriser la fréquentation nocturne sur le littoral du Butor à La Jamaïque ? La collectivité est-elle capable de gérer cette fréquentation et d’assurer la sécurité des sportifs ou promeneurs de nuit ?
Si on souhaite éclairer, l’éclairage doit s’adapter au milieu naturel :
* réduire l’éclairage au minimum, l’éteindre après la tombée de la nuit (19h en hiver, 20h en été ).
* utiliser des couleurs du spectre orange toute l’année, pour réduire l’impact et pour pouvoir garder l’éclairage pendant la période d’envol des pétrels (voir préconisations des naturalistes spécialisés).
* améliorer l’éclairage des passages piétons qui permettent de traverser les doubles ou triples voies (trottoirs et zone zébrée). En effet, éclairer le littoral va augmenter les traversées « de nuit » des piétons et augmenter les risques d’accident.
2) Promenade piétonne.
• Un revêtement en scories est prévu sur quasiment tout le littoral : cela paraît inapproprié tant pour les promenades familiales (poussette) que pour la marche (bruit, manque d’accroche).
• Dans le projet, la promenade piétonne est très souvent accolée à la piste cyclable : il vaut mieux les espacer, les séparer nettement, pour éviter les empiètements d’un usage sur l’autre.
• La promenade piétonne devrait être la plus éloignée possible des routes (bruit automobile, pollution) pour bénéficier de l’ambiance littorale.
3) Les commodités et aménagements.
• Toilettes, points de restauration nécessitent un raccordement aux réseaux (eau usée, eau potable), et aussi un service de collecte des déchets. A priori, en dehors peut-être du littoral du centre-ville, ce n’est pas possible.
Par contre, il y a des sites équipés à proximité du littoral qui pourrait offrir ces services aux promeneurs : zone commerciale, cité des arts, Diony Park, ….,.
Faciliter l’accès à ces zones pourrait être envisagé.
• Points d’eau, toilettes sont-elles prévues sur les zones de jeu pour enfants (pointe des jardins, …) ?
4) La végétalisation.
De façon soutenue, le rivage est soumis aux alizés et aux embruns. Ces rudes conditions façonnent la végétation qui a du mal à prendre de la hauteur. Il faut en tenir compte.
La présence de pelouses (trainasse) et d’espaces entretenus à la débroussailleuse contribue au déclin de la végétation : lacération des troncs, destruction des semis naturels.
L’utilisation d’espèces adaptées en couverture de sol associée à des méthodes d’entretien moins destructrices permettront une plus grande longévité des plantations (ex : herbe pique-fesse ; Liane Patates à Durand)
5) La gare routière actuelle (car jaune).
Quid ?
Sur le visuel de « la halte de Diony park », entre le rond-point Nehru et le pont Pasteur, la rue de la Gare Routière est « effacée » ?
Une nuisances pas citée et à gérer : Les Eaux usées
Le sentier littoral est concerné à plusieurs endroits par des rejets d’eaux usées non traitées. Il s’agit des débordements, notamment au niveau des postes de relèvement. Ces déversements atteignent le littoral via les ravines (, Butor, Patates à Durand),via les rivières ou via les exutoires d’eaux pluviales (Gare Routière, …), ou via les exutoires dédiés aux eaux usées (Jamaïque à l’Est du Parc des tamarins, Gandhi et Bout-de-piste à Sainte-Marie).
Ces effluents peuvent stagner dans les plans d’eau des embouchures ou être déplacés le long du littoral ou projetés dans les embruns selon de l’état de la mer et des courants.
Le projet d’aménagement doit tenir compte de ce risque sanitaire :
* éloigner la fréquentation des secteurs à risque,
* s’organiser pour que les données des gestionnaires des réseaux soient transmises au gestionnaire du site (via la Cinor ?),
* sur site, signaler/prévenir/réagir en fonction des risques,
A savoir :
Toutes les eaux usées de Saint-Denis sont collectées à proximité du littoral. Ce réseau principal va jusqu’à l’ancienne STEU de La Jamaïque, qui borde le Parc des Tamarins à l’Est. Ensuite une canalisation unique achemine ses effluents à la Station du Grand Prado à Sainte-Marie, l’itinéraire longe la rive gauche de la Rivière des Pluies jusqu’au pont de la Route nationale.
Tout au long de ce parcours, il y a de nombreux postes de relèvement (PR), par exemple : Barachois, gare routière, Cimetière, Butor, RN2A, Jamaïque à Saint-Denis puis Gandhi et Bout-de-piste à Sainte-Marie.
Tous peuvent être sujet à débordement d’eaux usées non traitées, mais bien davantage les « déversoirs en tête de station » que sont les PR Jamaïque, Ghandi et Bout de Piste.
Il y a 3 catégories de déversements d’effluents non traités dans le milieu naturel, cela représente une cinquantaine de déversements par an pour le PR Jamaïque :
* déversements dus aux fortes pluies. (22 jours concernés en 2024 – PR Jamaïque et Ghandi).
* déversements programmés pour maintenance : environ 6 fois par an.
* les incidents techniques. Exemple : 22 jours concernés en 2024 - PR Jamaïque.
Ces données figurent dans les rapports annuels remis à La CINOR par les délégataires gestionnaires des équipements. Les déversements sont, pour la plupart, soumis à déclaration aux autorités de tutelle dont la DEAL.
je suis favorable à ces aménagements du littoral de St Denis avec les recommandations suivantes:
-augmenter la végétalisation avec des espèces endémiques et indigènes pour créer plus d'ombrage.
-séparer les flux vélo et piétons.
-prévoir une signalétique kilométrique intégrant cette séquence sur St Denis dans le grand projet "Compostel de la Réunion" , le sentier littoral sur toute la Réunion.
-Limiter les équipements sur ce littoral qui subit des embruns salin avec une détérioration rapide de ces investissements.
-Limiter la fréquentation automobile de la RN2 en reportant ce flux vers le Bd Sud pour permettre un usage apaisé de ce littoral.
Il était temps que vous vous occupez de ce sentier littoral qui a trop longtemps était négligé.
A faire:
-prévoir des accès au piétons avec passerelles sécurisées au niveau de la cité des arts
-Faire 2 voies de circulation dans le sentier : une grande pour les vélos et trottinettes et une pour les piétons
- Je suis d'accord avec Globice, prévoir des points d'observation des baleines
-Créer des plateformes qui avancent vers la mer
Bref, il y a de quoi faire pour aménager ce sentier.
cet espace devra permettre aux usagers sensibles , un déplacement en toute sécurité EN LIEN avec le centre ville . Les liens ( intersection , rencontre avec usagers motorisés) entre cette aménagements et les rues de la ville devront être fortements sécurisés ( passerelle , priorité au piéton , vélo ) . Les discontinuités de voie verte sont souvent le lieu d'accident mortel .
Il serait pertinent d’ouvrir le sentier au niveau de l’ancienne piscine, pourquoi conserver ce détournement ? (sans trottoir…). Cela ferme le flux de circulation entre le barachois et le sentier
Il serait primordial de créer, enfin, un accès du sentier littoral vers la cité des arts…
Le Sentier Littoral Nord existe depuis presque 40 ans
Les derniers grands travaux d'aménagement doivent avoir au moins 25 ans
Un investissement important est à prévoir pour améliorer ce site.
C'est un site très fréquenté. Je le fréquente sous diverses activités depuis 38 ans (marche, course à pied, vélo, balade, promenade des enfants, découverte de la ville et du grand paysage)
La CINOR doit réfléchir avec la Ville a un projet structurant important d'autant que la population est maintenant conscientisé sur l'importance des activités physiques pour maintenir sa santé.
Tous les usages s'y croisent et ils convient d'amener les lieux afin que chacun puisse y pratiquer ses propres activités tout en respectant les activités des autres.
C'est aussi une vitrine de St-Denis et du grand paysage du nord de la Réunion.
Il est grand temps de réaménager cet espace pour l'adapter aux usages et en générer de nouveaux dans un espace de convivialité et de vie ensemble :
C'est aussi ça le savoir vivre réunionnais
Bonjour,
Suite aux informations communiquées par Monsieur Bernard Vitry à propos du projet d’aménagement de la bande littorale nord sur la commune de Saint-Denis, je vous transmets au nom de Globice Réunion, la contribution suivante :
"Nous avons bien pris connaissance des intentions d'aménagements relatives au projet d’aménagement de la bande littorale nord sur la commune de Saint-Denis. Sauf erreur n'y sont pas spécifiquement mentionnés des points d'observation des cétacés, quand bien même cette portion du littoral dionysien s'avère particulièrement favorable à cette pratique (singulièrement pendant la saison de reproduction des baleines à bosse de juin à octobre).
La mise en œuvre d'aménagements légers favorisant l'observation, à l'instar de ce qu'envisage la CIVIS dans la cadre du projet France Vue sur Mer, peut constituer une attractivité supplémentaire pour la bande littorale.
La présence des baleines sur notre île est une chance exceptionnelle, populaire et fédératrice, qui crée du lien social, permet de sensibiliser la population à la biodiversité et limite la pression que subissent ces animaux protégés en mer.
Dans cette perspective, nous nous tenons à l'entière disposition des élus et de l'équipe de maîtrise d'œuvre pour imaginer des solutions intégrées à l'environnement qui puissent remplir ces fonctions attendues des habitants et des visiteurs de notre île."
Bien à vous.
JM Gancille